à lire, à lire!

trois jours chez ma tante

Le retour de Ravey avec le portrait d’un sacré escroc ! Prenez le neveu, Marcello Martini ; mettez-le dans les pattes de sa vieille tante, Vicky Novak, pendant trois jours : vous obtiendrez un règlement de « comptes » détonnant ; la morale est sauve mais à quel prix !

Yves RAVEY, Trois jours chez ma tante. Minuit, 2017. 15 €. 192 p.

 

jeu blanc

« Si nous voulons vivre en paix avec nous-mêmes, nous devons raconter nos histoires. » – Wagamese commence ainsi ce deuxième roman traduit en français en donnant la parole à Saul Indian Horse, indien Ojibwe

Ontario, début des années 60, au bord de la rivière Winnipeg ; le jeune Saul Indian Horse, 8 ans, va se trouver brutalement arraché à sa culture indienne et placé dans un pensionnat catholique où les religieuses n’auront de cesse d’exercer un pouvoir sadique sur ces jeunes indiens afin de les ramener sur le « droit chemin » – quel qu’en soit le prix humain à payer

sans concession, sans misérabilisme et toujours porté par une puissante force poétique, Wagamese nous donne ici un roman d’une grande humilité face aux hommes et à la nature – magnifique

Richard Wagamese, membre de la nation amérindienne Ojibwe, est mort en mars 2017, à 61 ans

Richard WAGAMESE, Jeu blanc, trad. de l’anglais par Christine Raguet. Zoé, 2017. 256 p. 20,90 €

 

bukowski

un régal de lecture : ce choix de lettres écrites par Bukowski entre 1945 et 1993!

un véritable corps à corps avec la machine à écrire : c’est brut, touchant, drôle, érudit, mordant – bref, c’est du Bukowski !

« Né le 16.8.1920, Andernach, en Allemagne, ne parle pas un mot d’allemand, tout aussi mauvais en anglais. Les éditeurs disent, non sans raison, Bukowski, tu ne sais pas orthographier ou taper correctement ou encore, tu n’es pas obligé d’utiliser toujours le même foutu ruban. Bon, ce qu’ils savent pas c’est que ce ruban de machine à écrire s’est emmêlé avec mon cordon ombilical et que depuis je passe mon temps à essayer de retourner dans le ventre de ma mère. » (29 août 1960)

Charles BUKOWSKI, Sur l’écriture, trad. de l’anglais par Romain Monnery. Au Diable Vauvert, 2017. 320 p. 20 €

 

coeurs lents

Bianca et son frère François se retrouvent au bord d’une tombe, celle de leur jeune frère Tahir qui vient de mourir, seul, dans le dénuement le plus total;  ils attendent l’arrivée de leur mère, Iris

dans cette attente, la mémoire fait son œuvre :  l’enfance, les origines algériennes, l’abandon par la mère de ses trois enfants – comment se construire comme individu face à cet héritage familial

« Pour avancer dans cette vie, élis une personne qui n’aura peur ni des regards ni des mots. Ou marche seule. Sois libre ! » : les dernières paroles d’Iris à sa fille Bianca

un très beau texte, sensible et pudique, qui interroge notre société française post-coloniale : celle de ces « cœurs lents », ces laissés-pour-compte d’une mixité qui rendrait invisible l’histoire nationale

Tassadit IMACHE, Des cœurs lents. Agone, 2017. 184 p. 16 €

 

 

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jeu concours

c’est parti : vous avez jusqu’au 14 octobre pour participer au jeu concours organisé par l’association des libraires indépendants de la région Auvergne (LIRA) afin de célébrer les 10 ans de l’association!

ce jeu concours, sans obligation d’achat, se déroulera du mercredi 20 septembre au samedi 14 octobre 2017

à la clef : une sélection de livres d’une valeur de 300 € et 100 entrées pour le Rendez-vous du Carnet de Voyage qui aura lieu les 17, 18 et 19 novembre à Clermont-Ferrand

pour participer, il suffit de compléter le bulletin de jeu disponible à la librairie et de le déposer, d’une main innocente, dans l’urne prévue à cet effet

le tirage au sort s’effectuera sous contrôle de Maître Julien DECORPS, huissier de justice, le jeudi 26 octobre 2017 (c’est du sérieux)

à vos bulletins!

 


à lire, à lire!

rash vent pleuré

Eté 1969, dans une petite ville des Appalaches, Bill et son ado de frère Eugène, partis pêcher à Panther Creek, y voient débarquer une jeune fille, la sensuelle Ligeia.

46 ans plus tard, Eugène apprend en lisant le journal que des ossements humains viennent d’être retrouvés sur la grève de la rivière.

porté par une écriture âpre et affûtée, des personnages en prise avec les carcans familiaux et une société américaine conservatrice qui implose (communautés hippies, guerre du Vietnam), ce nouveau roman de Ron Rash est tout simplement : magnifique!

Ron RASH, Par le vent pleuré, trad. de Isabelle Reinharez. Seuil, 2017. 202 p. 19,50 €

adimi richesses

Alger, 3 novembre 1936 : Edmond Charlot ouvre une librairie, Les Vraies Richesses, au 2bis de la rue Charras ; la minuscule boutique sera à la fois librairie, maison d’édition, bibliothèque de prêt et même galerie d’art ; Charlot y éditera le premier texte d’un inconnu, Albert Camus.

Alger, hiver 2017 : le jeune Ryad débarque de Paris, la clef de la librairie en poche ; il a quelques semaines pour vider entièrement la boutique et en repeindre les murs, jeter donc tout ce qui s’y trouve, c’est-à-dire des livres : la boutique a été vendue, ce sera désormais un vendeur de beignets qui se tiendra au 2bis de la rue Charras devenue rue Hamani.

Adimi nous livre un roman d’une humanité incroyable, nous offrant des personnages sensibles et le portrait d’une Alger rompant avec le soleil camusien – superbe!

Kaouther ADIMI, Nos richesses. Seuil, 2017. 224 p. 17 €

atwood coeur

Une crise économique a touché les États-Unis. Stan et Charmaine sont condamnés à vivre dans leur voiture et n’ont comme simples ressources que les pourboires gagnés par Charmaine dans un bar sordide.

Un jour, ils découvrent à la télévision une publicité qui leur redonne espoir : une ville, Concilience, promet un toit pour tous !

Venez à Concilience, plus de problème d’hébergement, plus de crise économique : une maison tout équipée est attribuée à chaque couple ; en échange, chacun travaille et œuvre pour la communauté ! Le problème du logement et de la crise économique est résolu à Concilience : un mois sur deux, vous laisserez votre maison à un autre couple pour aller passer un mois… en prison ! Logés et nourris, que demander de plus ? La liberté de circuler ? Ça, c’est un autre problème…

Un texte aussi drôle qu’inquiétant — du grand Atwood !

Margaret ATWOOD, C’est le cœur qui lâche en dernier, trad. de Michèle ALBARET-MAATSCH . Robert Laffont, 2017. 450 p. 22 €

jaenada serpe

En octobre 1941, au château d’Escoire, non loin de Périgueux, on découvre trois corps sauvagement assassinés : Georges Girard, Amélie, sa sœur, et Louise Soudeix, la bonne ; c’est le quatrième occupant du château qui donne l’alerte : Henri Girard, le fils de Georges ; l’arme du crime est rapidement identifiée : une serpe ; un coupable est lui aussi rapidement identifié : Henri Girard.

A l’issue d’un procès au cours duquel l’avocat Maurice Garçon, lui-même !, retournera au dernier moment l’ensemble des jurés, l’acquittement d’Henri Girard est prononcé.

Si le nom d’Henri Girard ne vous dit rien, celui de Georges Arnaud vous en dira plus : c’est lui l’auteur, entre autres, du roman Le Salaire de la peur, adapté au cinéma par Clouzot avec Montand et Vanel dans les rôles principaux… Henri Girard est Georges Arnaud

Tel Rouletabille ou l’inspecteur Moutarde, l’intrépide Jeanada rouvre le dossier, épais !, de l’affaire Girard, non sans humour, autodérision et grande tendresse à l’encontre de ses personnages– Jaenada ou la littérature plongeant dans les abysses du fait divers ; redoutable et jubilatoire !

Philippe JAENADA, La Serpe. Julliard, 2017. 644 p. 23 €

 

 

 

 


le roman-photo de l’été…

allez, il pleut, il fait froid, c’est vrai : pour se remonter le moral, et pour celles et ceux qui l’auraient loupé, voici notre roman-photo de l’été publié sur Facebook — les libraires s’amusent…


la librairie fait sa rentrée

il faut bien se l’avouer, les vacances sont terminées, c’est bien la rentrée : les feuilles se ramassent à la pelle, et les bons livres aussi


horaires d’ouverture en août

la librairie restera ouverte tout l’été (elle sera tout de même fermée mardi 15 août!) mais adapte ses horaires du 7 au 26 août :

horaires été 2017.jpg


kit de survie 2017

vous trépigniez d’impatience, vous le réclamiez à corps et à cris! le voici, le voilà, tout frais, tout beau : notre traditionnel kit de survie pour l’été!
cette année, dans notre chère rubrique « allez, cet été, je m’y mets! » : 2666 du Chilien Roberto Bolano et L’Odyssée de Homère

et, évidemment, tout un choix d’autres indispensables lectures sur les tables de la librairie! vous ne savez pas quoi lire? pas de panique, Super Libraire est là pour vous sauver!