kit de survie pour l’été!

le voici, le voilà : le kit annuel de survie pour l’été! pour des questions d’équilibre, il s’agit là d’une courte sélection : quantité d’autres choix, sur table, dans la librairie, pour les grands, les petits et les moyens!

cette année, dans notre célèbre rubrique « allez, cet été, je m’y mets » :

  • Moby-Dick ou le cachalot,  of course!, de Herman Melville, dans la fameuse traduction de Philippe Jaworski sortie initialement en « Pléiade » et enfin disponible dans la collection « Quarto » (Gallimard, 2018)
  • Le Rivage des Syrtes, de Julien Gracq publié chez Corti en 1951

quant à la nouvelle table « cet été, osez un « classique »! », tout est dit dans l’énoncé : en maillot de bain, en rando, en transat, en cargo, en hamac, le classique, aussi, vous ira bien au teint!

des conseils de lecture, il y en a plein à la librairie! on vous y attend parasol à la main, tout l’été, sans interruption (horaires aménagés au mois d’août, mais on vous en reparlera le moment venu)!

 

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Moby-Dick à l’honneur !


Moby-Dick is back!

Moby-Dick est de retour et il n’est toujours pas content!

moby-dick

plongez sans attendre dans la superbe traduction par Philippe Jaworski de cet immense classique qu’est Moby-Dick, traduction enfin disponible en « Quarto » enrichie d’illustrations de Rockwell Kent, inédites en parution française!

Herman MELVILLE, Moby-Dick ou le cachalot, trad. de Philippe JAWORSKI. Gallimard, « Quarto », 2018. 1024 p. 25 €


à lire, à lire! noir c’est noir!

mauvaises

ne passez pas à côté de ce roman noir, magnifiquement noir !

le ton est donné dès la première phrase : « Le cadavre disparut la même nuit que les bêtes. »

l’auteur nous plonge dans une réalité sociale, rurale et confinée, sans détours; on y suivra la vie malmenée de trois gamins : Micheline, dite Roberto, Ouafa et Oé

la phrase, fine et subtile, prend aux tripes, illumine ce texte sombre – un texte intensément bouleversant

Séverine CHEVALIER, Les Mauvaises. La Manufacture de Livre, 2018. 206 p. 18,50 €

 

janvier noir

Glasgow, janvier 1973 : un froid polaire s’abat sur la cité écossaise

une jeune femme se fait descendre sous les yeux du jeune flic, Harry McCoy, à la gare routière ; son meurtrier se donne la mort dans la foulée, au moment où McCoy allait l’interpeller

voici un excellent roman noir, premier d’une série menée par l’écossais Alan Parks qui rend à merveille l’ambiance si particulière qui règne à Glasgow à cette époque

rien n’est blanc ou noir dans cette ville qui vous happe dès que le pied y est mis — McCoy s’y débat, s’y cogne ; on le lui rend bien…

Alan PARKS, Janvier noir, trad. d’Olivier Deparis. Rivages, 2018. 300 p. 22,50 €

 

hevel

la confession orale de Gus, ancien chauffeur-livreur, à un homme venu l’interroger sur un événement survenu soixante ans auparavant, en janvier 1958, en plein hiver, alors que Gus et André conduisaient un vieux camion Citroën à bout de course, sur des routes verglacées du Jura

l’hiver est rude, des jeunes soldats français tombent de l’autre côté de la Méditerranée et des ouvriers algériens se mettent en grève à l’usine de Morez où doivent se rendre Gus et André pour charger des palettes

tout l’art de Pécherot se retrouve ici, dans cette confession très astucieusement menée, brouillant les pistes, donnant à entendre une langue rude, argotique

du grand Pécherot, noir et triste, sur les laissés pour compte

Patrick PÉCHEROT, Hével. Gallimard, « Série noire », 2018. 224 p. 18 €

 

chiens chasse

amateurs d’intrigue bien ficelée, ce polar est pour vous !

l’intègre inspecteur William Wisting se trouve mis à pied par sa hiérarchie, soupçonné d’avoir fabriqué, il y a 17 ans, de fausses preuves dans l’affaire du meurtre de la jeune Cecilia

qui veut ainsi nuire à Wisting ? L’inspecteur démarre son enquête interne, aidé malgré lui par sa fille, Line, jeune journaliste du quotidien local

Horst fait alterner astucieusement ces deux voix – gare aux chiens de chasse qui rôdent…

Jorn Lier HORST, Les Chiens de chasse, trad. de Hélène HERVIEU. Gallimard, « Série noire », 2018. 480 p. 21 €


à lire, à lire! du côté des jeunes

hareng rouge

Un bel et grand album tout cartonné! Des doubles pages fourmillant de personnages passant une journée dans un parc : un chien qui chasse un chat; une vieille femme qui tombe; un joggeur qui s’arrête pour l’aider; un flûtiste rêveur. De page en page, on suit les personnages au fil de leur journée et, tout ceci, sans texte : l’histoire, dans cet album, c’est à vous l’imaginer! peur du manque d’inspiration? un petit carnet, avec quelques histoires, est caché dans une enveloppe en fin d’ouvrage!    [MM]

Gonzalo MOURE et Alicia VARELA, Le Hareng rouge. Les P’tits Bérets, 2018. 28 p. 15€50 — à partir de 2 ans

 

ça marche pas

Nous retrouvons avec plaisir nos amis de la banquise! Nos chers comparses tentent, tant bien que mal, de regarder leur émission favorite sur leur poste de télévision — mais, aujourd’hui, pas facile de capter les ondes… Les bois d’Irène, la renne, pourraient bien servir d’antenne… Drôle et efficace !   [MM]

Jean GOUROUNAS, Ça marche pas ?. L’Atelier du Poisson Soluble. 2018. 36p., 15€ — à partir de 3 ans

 

chat tricote

Chat se lie d’amitié avec Phil, une pelote de laine. Ils jouent ensemble et deviennent inséparables. Un jour, Fille, la maîtresse de Chat, décide elle aussi de jouer avec Phil : elle en fait un pull ! Chat a non seulement perdu son ami, mais se trouve affublé… d’un pull tricoté. Phil a bien changé, il ne roule plus, il ne rebondit plus ! Chat boude alors ce nouveau Phil, jusqu’à ce qu’il se rende compte que, quand même, il tient chaud. Ce nouveau Phil n’est peut-être pas si mal.

Un album tout en douceur avec Chat, un petit félin violet adorable et boudeur. Chat pour chûre, chat tricote !   [MM]

Jacob GRANT, Chat tricote!. Père Fouettard, 2018. 40p., 13€ — à partir de 3 ans

 

mon île

Un voyage onirique sur l’île imaginaire d’une petite fille, qui nous fait découvrir son univers enfantin et plein de douceur. Un album porté par les dessins, toujours aussi somptueux, de Seng Soun Ratanavanh, auteur de Au lit Miyuki ! Encore un chef d’œuvre ! [MM]

Stéphanie DEMASSE-POTTIER et Seng Soun RATANAVANH, Mon île. La Martinière Jeunesse, 2018. 32 p. 14€50 — à partir de 3 ans

Roxane-Marie GALLIEZ et Seng Soun RATANAVANH, Au lit Miyuki. La Martinière Jeunesse, 2017. 32p. 13,90 € — à partir de 3 ans

 

petit pois pour 6

Les six frères Jean se lancent dans de grandes aventures ! Un beau récit familial et fraternel plein d’humour et de tendresse. Entre une fête des mères rocambolesque ou une aventure nocturne à la Robinson, on ne risque pas de s’ennuyer!

Jean-Philippe ARROU-VIGNOD, Un Petit pois pour six — histoires des Jean-Quelque-Chose. Gallimard Jeunesse,  2018. 168p. 12€ — à partir de 9 ans

 

libérez ours

Patricia se passionne pour son métier et ses élèves, à qui elle enseigne le théâtre. Malheureusement, elle tombe malade et ne peut enseigner pendant toute l’année scolaire. Ses élèves vont donc devoir se débrouiller. Avec l’aide d’un étudiant, ils vont mettre en scène, en secret, un texte écrit par Patricia des années auparavant. Nous découvrons au fil des répétitions ledit texte, drôle et émouvant.

Carole Trébor, auteure du volume Jules de la série U4, se réinvente dans un texte plein d’humanité et nous parle de la passion avec une belle sensibilité. [MM]

Carole TREBOR, Libérez l’ours en vous. Syros, 2018. 416 p. 17€95 — à partir de 12 ans

 

 

 

 

 


à lire, à lire!

 

temps des hyènes

le temps des rêves est terminé, voici venu le temps des hyènes

Afelba, village de l’Érythrée alors colonie italienne : ses Abyssins, ses colons italiens ; son sycomore à la branche duquel, un jour, on découvre pendus trois ouvriers agricoles indigènes puis, le lendemain, un quatrième corps, celui du propriétaire de l’exploitation, un Italien…

une enquête est alors ouverte; bien obligé : un des pendus est tout de même un blanc… le capitaine des carabiniers royaux, Colaprico, se lance à corps perdu, malgré une chaleur moite et étouffante, dans l’élucidation de ces « suicides » étranges, aidé de son fidèle Abyssin, le bachi-bouzouk Ogba

« il n’y a rien de plus trompeur que l’évidence » : ces mots de Sherlock Holmes seront le mantra de Colaprico, qu’il n’aura de cesse de répéter tout au long de son périple à travers cette Érythrée qui voit s’affronter les troupes coloniales italiennes et les forces du Négus Menelik II

il n’y a rien de plus précis que la langue : et dans ce roman, Lucarelli l’utilise en véritable virtuose, qu’elle soit napolitaine, turinoise, tigrinya, française ! Le rythme est vif, parfaitement cadencé – pour notre grand bonheur de lecture! chapeau bas au traducteur, Serge Quadruppani !     [DM]

Carlo LUCARELLI, Le Temps des hyènes, trad. de l’italien par Serge QUADRUPPANI. Métailié, 2018. 192 p. 18 €

 

débâcle

Laurens, Pim et Eva naissent la même année dans le petit village flamand de Bovenmeer. Une complicité fusionnelle se créée jusqu’à l’adolescence, où tout s’effrite doucement. Un été de canicule, Laurens et Pim se lancent un défi : faire se déshabiller le plus grand nombre de filles grâce à une énigme à laquelle devront répondre ces adolescentes. Eva se rend complice de ce « jeu » : elle est la seule fille à connaître la bonne réponse et ce sera elle qui posera l’énigme à ses camarades…

Treize ans plus tard, Eva retourne pour la première fois dans son village natal.

Au fil des pages et des chapitres, où la temporalité s’entremêle, nous, lecteurs, découvrons le dénouement tragique de cet été caniculaire mais également la fameuse énigme.

Un roman poignant, bouleversant, cru et déroutant. Un texte puissant, une véritable claque.    [MM]

Lize SPIT, Débâcle, trad. du néerlandais (Belgique) par Emmanuelle TARDIF. Actes Sud, 2018. 420 p., 23 €

 

poids de la neige

un huis-clos forcé, dans une maison isolée d’un village : un vieil homme se voit obligé d’héberger, nourrir, soigner le narrateur, un jeune homme aux jambes cassées lors d’un accident de voiture

l’hiver est là, la neige commence à tomber ; le village se vide peu à peu : il n’y a plus d’électricité depuis belle lurette, l’insurrection gagne les villes, lointaines

pas de digressions philosophiques dans ce deuxième roman du jeune auteur québécois : le récit, écrit au présent, est au contraire très prosaïque et précis, comme doivent l’être les gestes de chacun dans cet univers confiné : l’autre y est tantôt indispensable, tantôt haïssable alors que, dehors, la neige monte inexorablement

un très beau roman sur le face-à-face de deux hommes et, bien évidemment, sur la neige… [DM]

Christian GUAY-POLIQUIN, Le Poids de la neige. Éd. de l’Observatoire. 2018. 250 p. 19 €

 

légendes automne

retraduire le génial Légendes d’automne de Jim Harrison ? Brice Matthieussent l’a fait ! Un régal ! hommage est rendu, dans la courte préface de cette nouvelle édition, à Serge Lentz qui, voilà quarante ans, eut le mérite de traduire en français les premiers textes de Harrison — Légendes d’automne : à relire pour la première fois ! [DM]

Jim HARRISON, Légendes d’automne, trad. de l’anglais (États-Unis) par Brice MATTHIEUSSENT. Flammarion, 2018. 310 p. 20 €

 

 


la librairie fait son cinéma!

allez, c’est parti! le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand commence aujourd’hui et fête, cette année, ses 40 ans!

de son côté, la librairie n’est pas en reste et fait aussi son cinéma : on vous a concocté une vitrine bien colorée et un jeu, en préparation… (un peu de patience!), qui mettra à l’épreuve vos connaissances de cinéphile… on ne vous en dit pas plus pour le moment, mais tenez-vous prêts! le-la gagnant-e se verra offrir une place de ciné!