à lire, à lire!

si belle si morte

tout est malin dans ce livre, et vous, le serez-vous? le corps d’une femme, morte, est découvert le long d’une berge; 4 personnes, chacune à un moment précis de la journée, verront le corps de cette femme : aucune n’appellera la police car tout le monde a des raisons de ne pas le faire… 24 heures après leur découverte, le remords aidant, chacune retournera sur la berge : rebondissement final totalement inattendu! plus malin, tu meurs!

à la fois polar et comédie italienne, ce roman nous offre une belle galerie de personnages — saluons la traduction de Joseph Incardona, auteur également publié aux éditions Finitude    [DM]

Rosa MOGLIASSO, Si belle, mais si morte, trad. de l’italien par Joseph INCARDONA. Finitude, 2017. 132 p. 14.50 €

 

savana padana

San Vito, charmante bourgade près de Padoue : son église; sa route qui sépare le village en deux;  ses deux cafés de chaque côté de la route, l’un tenu par le mafieux italien local, dit la Bête, l’autre tenu par le mafieux chinois local, dit le Tigre; ses petites frappes; son flic véreux… sans oublier ses Gitans locaux!

la statuette de saint Antoine, appartenant à la Bête, vient de lui être volée, à deux jours de la fête de saint Antoine… ça va barder sévère à San Vito!

une excellente traduction de ce polar très bien orchestré, s’amusant des clichés, digne d’un scénario des frères Cohen — et un gros clin d’œil au film Snatch de Guy Ritchie! [DM]

Matteo RIGHETTO, Savana Padana, trad. de l’italien par Zooey BOUBACAR. La Dernière Goutte, 2017. 128 p. 14 €

 

hôtel grand cerf

finie la tranquillité à Reugny, petit village des Ardennes belges : Jeff Rousselet, son douanier, vient d’y être assassiné; celui-ci avait la particularité d’avoir constitué des « dossiers » sur chacun des habitants du village, sous forme de notes rédigées sur des sous-bocks à bière…

c’est l’effervescence à l’hôtel du Grand Cerf où débarque l’inspecteur Vertigo Kulbertus, au corps aussi obèse que son esprit est acéré… la méthode d’enquête de Kulbertus? aucune! vive Kulbertus, ses frites, ses cervelas et ses litres de bière quotidiens!

franchement drôle, rondement mené, on sent un vrai plaisir d’écriture chez l’auteur et ceci, pour notre plus grand plaisir de lecture!

Franz BARTELT, Hôtel du Grand Cerf. Le Seuil, 2017. 346 p. 20 €

 

 

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