à lire, à lire!

chemin du diable

délicieusement gothique, le dernier livre de Ohl nous plonge dans une Angleterre du début du XIXe siècle, pas encore victorienne

le chemin du diable, c’est ainsi qu’est surnommé le chemin de fer ; Stephenson, un jeune ingénieur, est chargé d’en construire la première ligne qui utilisera une machine à vapeur reliant Darlington au port de Stockton, acheminant avant tout de la houille extraite des mines, puis des voyageurs

à Darlington, on trouvera un manoir très gothique, une lady Beresford mystérieusement disparue, un squelette découvert dans un marais, un notaire Bailey nommé malgré lui juge de paix et chargé d’enquêter sur cette macabre découverte

à Londres, on croisera entre autres, le jeune Charles Dickens, un avocat mystérieux, un vétéran de guerre napoléonienne

Ohl s’amuse beaucoup et nous aussi ! Un régal de romanesque !    [DM]

Jean-Pierre OHL, Le Chemin du diable. Gallimard, 2017. 21 €

 

chant céleste

dans ce court roman, plutôt proche de la nouvelle, les lecteurs assidus du grand auteur chinois retrouveront l’humour et les thèmes chers à YAN Lianke : chronique sociale, villageois de montagne, handicap

jusqu’où peut aller l’amour maternel…  un conte – beau et cruel    [DM]

YAN Lianke, Un Chant céleste, trad. du chinois par Sylvie GENTIL. Picquier, 2017. 13 €

 

imaginer pluie

il y est également ici question d’un conte : comment imaginer la pluie quand on vit dans un désert de sable brûlant, loin de tout

le jeune Ionah est élevé par sa mère dans cet univers hostile et fait de solitude

servi par une prose éminemment poétique, très épurée, construit en chapitres courts, ce récit magnifique flirte avec le conte philosophique – pour notre plus grand plaisir   [DM]

Santiago PAJARES, Imaginer la pluie, trad. de l’espagnol par Claude BLETON. Actes Sud, 2017. 21 €

 

mer rien du tout

ne vous fiez pas aux apparences : sous ses faux airs de texte léger, de « rien du tout », le roman de Baqué décape!

construit comme une suite de brèves séquences, le roman convoque avec beaucoup d’humour et grande tendresse la mémoire, la famille, l’attachement aux mots et l’étonnement que ceux-ci provoquent chez le narrateur qui deviendra… le plus jeune gendarme de France!

« La mémoire comme une chatière par où vont et viennent les vivants et les morts. »   [DM]

Joël BAQUE, La Mer c’est rien du tout. P.O.L., 2017. 9 €

 

negra soledad

le grand retour de l’auteur chilien Ramon Diaz-Eterovic! nous avions eu le vif plaisir de le recevoir à la librairie en 2011 pour L’Obscure mémoire des armes et attendions avec impatience la parution, en français, d’une nouvelle enquête du détective privé Heredia!

c’est chose faite! nous retrouvons Heredia, son chat Simenon, Anselmo qui tient le kiosque à journaux et prend les paris, les rues de Santiago du Chili dans lesquelles le détective traîne son âme et sa mélancolie

ses pas le conduiront en dehors de Santiago, dans un village menacé par l’activité polluante d’une entreprise minière… activités troubles des grandes entreprises, spoliation des paysans — l’histoire du Chili n’est jamais bien loin dans les polars de Diaz-Eterovic     [DM]

Ramon DIAZ-ETEROVIC, Negra Soledad, traduit de l’espagnol par Bertille HAUSBERG. Métailié, 2017. 20 €

 

 

 

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