rencontre avec un arbre : xylographie…

afin de préparer votre « rencontre avec un arbre » du 14 mai prochain, voici une petite « xylographie » dans le maquis des titres disponibles, pour les grands et les petits!

vie secrète

Le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s’organise la société des arbres. Les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Les arbres répondent avec ingéniosité aux dangers. Leur système radiculaire, semblable à un réseau internet végétal, leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi de communiquer entre eux. S’appuyant sur les dernières connaissances scientifiques, l’auteur multiplie les anecdotes pour nous faire partager sa passion des arbres. Wohlleben a passé plus de vingt ans comme forestier en Allemagne. Il dirige maintenant une forêt écologique.

Peter WOHLLEBEN, La Vie secrète des arbres, trad. de Corinne TRESCA. Les Arènes, 2017. 20,90 €

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comment pensent forets

Les forêts pensent-elles ? Les chiens rêvent-ils ? Eduardo Kohn s’en prend ici aux fondements même de l’anthropologie en questionnant nos conceptions de ce que cela signifie d’être humain et distinct de toute autre forme de vie. S’appuyant sur quatre ans de recherche ethnographique auprès des Runa du Haut Amazone équatorien, cet ouvrage explore la manière dont les Amazoniens inter-agissent avec les diverses créatures qui peuplent l’un des écosystèmes les plus complexes au monde.

Eduardo KOHN, Comment pensent les forêts – vers une anthropologie au-delà de l’humain, trad. de Grégory DELAPLACE. Zones Sensibles, 2017. 23 €

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un an

Jour après jour, le biologiste a observé un mètre carré de sol forestier des Appalaches une année durant. Il livre ses réflexions et ses découvertes sur l’écologie, l’évolution du vivant, l’interaction entre les espèces, le rythme des saisons et les conséquences de l’activité humaine sur la nature.

David G. HASKELL, Un an dans la vie d’une forêt, trad. de Thierry PELAT. Flammarion, « Champs », 2016. 9 €

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homme et bois

Quel est LE secret de ce livre qui connaît un succès éditorial sans frontières ? Vous adorez les balades en forêt, vous habitez un petit appartement citadin dépourvu de cheminée, ou bien vous avez un poêle et faites chaque année votre bois pour l’hiver, et vous piétinez d’impatience à l’idée de faire vrombir la tronçonneuse : lisez ce livre ! Ce manuel ne quittera bientôt plus votre poche. Le bois, matière noble et ancestrale, au cœur des questions écologiques et environnementales, vous fera rêver et voyager.

Lars MYTTING, L’Homme et le bois – fendre, stocker et sécher le bois, trad. de Alexis FOUILLET. Gaïa, 2016, 28 €

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brosse

Autrefois, les arbres jouaient un grand rôle dans la vie des hommes. Protecteurs, pourvoyant à presque tous leurs besoins, ils étaient considérés comme les manifestations de la présence des dieux sur terre, au point qu’à chacun de ceux-ci on avait attribué une essence particulière. Ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, rassemble nos croyances sur les arbres, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu’elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte.

Jacques BROSSE, Mythologie des arbres. Payot, « Petite bibliothèque Payot », 2001. 10,30 €

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bon usage arbres

à l’attention des élus et des collectivités publiques, un petit cours sur l’arbre, sa gestion, sa culture, son rôle dans la ville, afin qu’il ne soit pas menacé par l’incompétence, le souci de rentabilité, le principe de précaution, le mépris de tout ce qui vit, quand ce n’est pas tout cela à la fois.

Francis HALLÉ, Du bon usage des arbres – un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques. Actes Sud, 2011. 14,20 €

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calendrier celtique

Les Celtes constituèrent une des civilisations prépondérantes d’Europe durant les deux millénaires précédant l’hégémonie romaine. Plus qu’un simple moyen de se repérer dans le temps, leur calendrier était un véritable almanach. La civilisation celtique semble y avoir réuni l’ensemble de ses savoirs et intuitions sur les corrélations entre le monde des arbres et celui des êtres humains. La lecture de cet ouvrage permet à chacun de découvrir son arbre tutélaire, et la richesse symbolique que les Celtes lui attribuaient.

Mickaël VESCOLI, Jean-Claude SENÉE, Calendrier celtique – le signe de l’arbre. Actes Sud, 2017. 17 €.

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pays écorce

« J’approchai l’arbre vers le soir et d’emblée je le reconnus, inchangé malgré les années. Si les arbres vieillissent autrement que les hommes, c’est qu’ils ont autre chose à nous dire. Sur son tronc, la peau s’écaillait par endroits livrant à l’air la chair à vif. Dans le canal, depuis longtemps désaffecté, lentisques et nénuphars couvaient un monde d’hydromètres, d’araignées d’eau, d’élytres bleus. J’écoutai longtemps ce silence. Puis je fermai les yeux et me glissai sous l’écorce. »

Jacques LACARRIÈRE, Le Pays sous l’écorce. Seuil, 2007. 18,30 €

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prévert

arbres
chevaux sauvages et sages
à la crinière verte
au grand galop discret
dans le vent vous piaffez
debout dans le soleil vous dormez
et rêvez

Jacques PRÉVERT, Arbres, illustrations de Georges RIBEMONT-DESSAIGNES. Gallimard, 1976. 12,50 €

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arbragan

Quand on est un petit garçon pas comme les autres et que cette différence ne nous embête pas, on peut très bien se lier d’amitié avec un arbre et l’appeler Bertolt. Il est un chêne très vieux et son immense feuillage est non seulement une cachette mais aussi une maison, un labyrinthe ou une forteresse. Un jour, un nouveau printemps arrive et Bertolt meurt. Quand un chat ou un oiseau décèdent, on sait quoi faire, mais pour un arbre, on fait quoi ?

Jacques GOLDSTYN, L’Arbragan. La Pastèque, 2015. 16 €

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homme qui dessinait

Chaque matin, Francis prend ses crayons, sa gomme, une grande feuille de papier, sort de chez lui et s’engage sur le petit chemin qui s’enfonce dans la forêt. Là, il s’installe pour dessiner dans leurs moindres détails la beauté et la vitalité de la végétation qui s’offre à lui. Une histoire inédite inspirée par le film de Luc Jacquet Il était une forêt, et son narrateur Francis Hallé.

Frédérick MANSOT, L’Homme qui dessinait les arbres. Actes Sud Junior.

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saule rieur

C’est un petit garçon qui aime aller pêcher à l’étang, non lui de chez lui, y observer les oiseaux, la vie qui pullule… Un jour, sa lance se prend dans les branches d’un saule. «Aïe, tu m’as fait mal ! » entend le garçonnet, ébahi. Alors seulement il s’en aperçoit : le saule porte des lunettes! Commence une journée fantastique où le « saule rieur », gardien de l’étang, dévoile à l’enfant mille secrets et jeux à partager au bord de l’eau.

Olivier POG / Maureen POIGNONEC, Le Saule rieur. Sarbacane, 2017. 15,50 €

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deux arbres

Deux arbres, un grand et un petit, étaient très amis. Ils passaient leur temps à jouer. Un jour, un mur a été construit et les a séparés. Le grand s’est mis à dépérir. Mais le petit n’a eu de cesse que de grandir pour apercevoir son ami. De ce jour, ils se sont mis à prendre de la hauteur, de la hauteur.
Leurs branchages se sont rejoints et rien ne peut plus les séparer.

Élisabeth BRAMI / Christophe BLAIN, Les Deux arbres. Casterman, 2016. 13,95 €

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