à lire, à lire!

homme bois bailly

il est question ici du père et de sa brutale disparition au pied d’une falaise, dans le Jura

il y est également question d’une époque, des engagements de ce père, qui n’était ni un héros, ni un raté : simplement un homme porté par des convictions, des vraies

l’auteur nous livre un récit du deuil porté par un style d’une grande sobriété, au ton juste et humble     [DM]

Pierric BAILLY, L’Homme des bois. P.O.L., 2017. 160 p. 10 €

 

vie automatique

un comédien de série B laisse sa vie se mettre en pilotage automatique

cette impassibilité le mène à vivre des situations tout aussi absurdes que loufoques

attention : vous ne prendrez plus jamais un avion pour Tokyo comme avant!

un personnage attachant… terriblement! un texte d’une grande finesse       [DM]

Christian OSTER, La Vie automatique. L’Olivier, 2017. 137 p. 16,50 €

 

heurs et malheurs

prenez un château bien gothique, mettez-y un baron bien barré, un majordome bien éclairé

recrutez pour ce château des Carpathes un tout jeune sous-majordome; mettez-lui dans les pattes tout un tas d’incidents rocambolesques

servez le tout avec des dialogues savoureux que ne renieraient ni Calvino ni les Monty Python

le résultat? le retour du talentueux Patrick DeWItt qui nous avait déjà régalé avec Les Frères Sisters!     [DM]

Patrick DeWitt, Heurs et malheurs du sous-majordome Minor, trad. de l’anglais par Philippe et Emmanuelle ARONSON. Actes Sud, 2017. 400 p. 23 €

 

daronne

la cinquantaine, veuve, deux filles adolescentes à élever, une mère qui perd la tête placée en institution, les fins de mois difficiles — bref, une vie de galère pour Patience Portefeux… maîtrisant l’arabe, elle gagne sa vie en traduisant pour la justice des milliers d’heures d’écoute téléphonique qu’échangent des trafiquants en tout genre

jusqu’au jour où elle décidera de faire « un pas de côté » en se retrouvant à la tête de 300 kilos de cannabis qu’il va bien falloir écouler

la Daronne, c’est elle! et on l’aime! parce qu’elle nous fait rire et pleurer, parce qu’on peut toutes s’identifier à elle — il fallait oser faire un polar avec une veuve quinqua aussi sacrément culottée! un bonheur de lecture : chapeau!     [DM]

Hannelore CAYRE, La Daronne. Métailié, 2017. 176 p. 17 €

 

 

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