quelques dates à retenir

jeudi 28 mars, 18h30 : rencontre avec Rosa Montero

mardi 2 avril : fermeture exceptionnelle pour inventaire

samedi 6 avril, 11 heures : rencontre avec Jean-Philippe Toussaint

des précisions sur le contenu de ces rencontres seront publiées tout prochainement

haïkus après coup (suites) — voici la transcription de la présentation faite par Johanna Boer jeudi dernier, lors de la soirée « haïku et peinture », au sujet de son travail pictural :

Un haïku est un poème bref, d’origine japonaise, qu’on peut désigner comme un « instantané ». Dans un souffle continu, un haïku ne décrit pas la nature ou une émotion, mais il évoque une image, comme une révélation soudaine, visant à dire l’évanescence des choses.

Ce poème comporte traditionnellement 17 mots en trois segments 5-7-5, et est calligraphié soit sur une seule ligne verticale ou sur trois. De par sa nature, évoquer une image, le haiku se prête particulièrement bien à la transcription en peinture où couleurs, formes et espace constituent les moyens picturaux pour exprimer les émotions et créer une image. C’est ce qu’on appelle le langage plastique.

Chaque culture cherche à s’exprimer par ce langage en créant de nouveaux rapports entre les couleurs, les formes et l’espace et trouve des « solutions plastiques » pour créer la profondeur sur un support qui est plat : le papier, la toile, un mur.

Au XXe siècle, dans les années 1910-1920, les peintres Kandinsky, Mondrian et Malevich ont renouvelé le langage plastique. C’est le début d’une aventure plastique qui continue jusqu’à aujourd’hui.

Mes tableaux « haïku », en toute modestie, se placent dans cette aventure. Les idées utopiques, liées à cette aventure, semblaient avoir disparu. Ici, dans mes « haïkus », la « beauté » incarne un certain « rêve » d’harmonie, de joie de vivre et d’idéal — une autre possibilité de vivre ensemble.

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