haïkus après coup

belle moisson de haïkus récoltés lors de notre soirée hiverno-printanière de jeudi, autour des oeuvres peintes de Johanna Boer

en voici le florilège avec, à l’honneur, ceux de deux jeunes haïjins âgés de 10 et 11 ans :

Le cahier tombe dans le ruisseau / l’encre se mêle à l’eau / plus de mots (Anne Bernard)

En été, les fleurs / sont si belles que les saules / qui pleurent les admirent (Tilin Madignier)

En hiver, les arbres / sont submergés de flocons / et meurent dans le froid (Tilin Madignier)

Quelque chose est arrivé. / La lune illuminait la chambre. / Dieu seul le savait. (Tomas Tranströmer)

Où fond le flocon / vois sur la branche de l’arbre / naître le bourgeon (Antony Mure)

Pour écouter les insectes / pour écouter les humains nous ne mettons pas / les mêmes oreilles (Wafû)

Sans savoir pourquoi / j’aime ce monde / où nous venons pour mourir (Nastume Soseki)

Pointes jaune d’or / perçant la neige glacée / les premiers crocus (Marie-Thérèse Bogaert)

Premier jour de l’an / coccinelle / sur le bord d’une gamelle (Audrey Vitalien-Charbonnel)

Foule de printemps / vos clameurs inaudibles / reposent en avant (Aurélien Arnaud)

Narguant la bougie / les pétales secs de rose / brûlent ce silence (Lionel Pradal)

L’arbre est rougissant / de surprise et de plaisir / ô croquer ses pommes (Valérie Lotti)

Me, you — you, me / everybody / he-he (Jack Kerouac)

On n’achète pas le bonheur / pourtant c’est faux : / y a promo sur les kinder (Cécile Coulon)

Sur les nuages / sous la pluie j’écris ton nom / je crie Barbara (Jean-Baptiste Juillard)

Poussières des siècles / danse comme une folle / au son du soleil (Jean-Baptiste Juillard)

Le chat de Schrödinger / ne sait plus tout à fait / s’il est vivant ou mort (Sylvie Léger)

Sur le trottoir d’en face / quand la beauté l’emporte / pour le plaisir des yeux (Sylvie Léger)

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